Ocarina of Time sur Switch 2 : le choix graphique de Nintendo qui divise déjà les fans
Le remake de The Legend of Zelda: Ocarina of Time n’est pas encore sorti que son rendu fait déjà débat. Un détail repéré dans les licences du jeu suggère que Nintendo pourrait utiliser le FSR 1.0 d’AMD plutôt que le DLSS de Nvidia, une option qui surprend sur une console équipée d’une puce compatible avec cette dernière technologie.
Le sujet mérite toutefois un peu de recul : une mention dans un menu de crédits ne confirme pas à elle seule comment le jeu sera rendu en pratique. Avant la sortie annoncée du 5 novembre, voici ce que l’on sait, ce que cette différence technique peut changer et pourquoi elle suscite autant de réactions.
En bref : ce que l’on sait du remake de Zelda Ocarina of Time
- Une mention du FSR 1.0 a été repérée dans le menu des licences du jeu.
- Aucune référence au DLSS n’y aurait été relevée, malgré la présence d’une puce Nvidia dans la Switch 2.
- Le FSR 1.0 et le DLSS n’agrandissent pas l’image de la même manière, ce qui peut influer sur la netteté et les détails.
- Les scintillements aperçus dans certaines vidéos restent à vérifier sur la version finale.
- Le jeu est annoncé pour le 5 novembre, à 59,99 euros en version numérique et 69,99 euros en boîte.
| Élément | Information disponible | À retenir |
|---|---|---|
| Technologie mentionnée | AMD FSR 1.0 | Repérée dans les licences, sans confirmation détaillée de son usage |
| Autre technologie évoquée | Nvidia DLSS | Compatible avec la puce de la Switch 2, mais non mentionnée dans le menu relevé |
| Sortie annoncée | 5 novembre 2026 | La qualité définitive devra être évaluée sur le jeu commercialisé |
| Prix communiqué | 59,99 € en numérique, 69,99 € en boîte | Tarifs annoncés pour le Nintendo Store |
FSR 1.0 plutôt que DLSS : ce que révèle le menu des licences
L’information a d’abord été signalée après la diffusion d’une vidéo sur X par le compte SuperMetalDave64, puis relevée par le site spécialisé Notebookcheck. Le menu des licences du remake mentionnerait le FidelityFX Super Resolution 1.0, une technique d’AMD lancée en 2021. Son rôle est d’agrandir une image calculée à une définition plus basse afin de limiter la charge de travail de la console.
La différence avec le DLSS tient notamment à la façon dont l’image est reconstruite. Le FSR 1.0 traite chaque image individuellement, tandis que le DLSS peut s’appuyer sur des informations provenant des images précédentes et sur des modèles d’intelligence artificielle. En pratique, ce dernier peut préserver davantage de détails fins, mais le résultat dépend aussi du jeu, de ses réglages et de la résolution choisie.
La mention repérée ne permet pas de trancher toutes les questions. Elle n’établit ni que le FSR sera utilisé en permanence, ni la définition à laquelle le jeu sera calculé avant son agrandissement. Je préfère donc distinguer une piste technique sérieuse d’une preuve complète sur le rendu final.
Pourquoi le choix graphique de Nintendo fait réagir les joueurs
La surprise vient en partie du matériel. La Switch 2 embarque une puce Nvidia avec des cœurs Tensor conçus pour les traitements associés au DLSS. Depuis le lancement de la console, en juin 2025, plusieurs jeux tiers portés sur la machine, comme Cyberpunk 2077 ou Hogwarts Legacy, ont intégré cette technologie. Pour une exclusivité développée pour la nouvelle console, certains joueurs s’attendaient donc à voir Nintendo s’en servir.
Des internautes disent aussi distinguer un scintillement dans les feuillages des bandes-annonces. C’est un défaut qui peut attirer l’œil sur l’herbe ou les branches, surtout lorsque la caméra bouge. Mais une vidéo compressée et visionnée sur un écran différent ne permet pas de juger précisément la version finale. Une comparaison fiable devra se faire manette en main, avec le jeu complet et des conditions d’affichage cohérentes.
La discussion touche également à la mémoire du jeu original. Pour celles et ceux qui découvrent la série, l’importance d’Ocarina of Time dans l’histoire du jeu vidéo explique pourquoi chaque modification visuelle est scrutée. Quand un classique est aussi aimé, le moindre choix de présentation devient une partie du débat.
Un précédent chez Nintendo, mais un contexte différent
Le recours au FSR 1.0 ne serait pas inédit dans les productions Nintendo sur Switch 2. Donkey Kong Bananza, sorti en juillet 2025, aurait combiné cette technologie à l’anticrénelage SMAA, qui adoucit les contours. Mario Kart World, lui, se serait également passé du DLSS. Ces exemples montrent que la présence d’une puce compatible ne signifie pas que chaque jeu adoptera automatiquement la même solution d’image.
Dans le cas de Bananza, l’équipe avait expliqué que le projet avait d’abord été conçu pour la première Switch, qui ne disposait pas du matériel nécessaire au DLSS. Cette contrainte de départ peut éclairer la décision pour ce jeu, mais elle ne répond pas aux interrogations autour d’Ocarina of Time, présenté comme une exclusivité Switch 2. Les deux productions n’ont pas nécessairement les mêmes outils, le même calendrier ni les mêmes priorités visuelles.
Je trouve utile de regarder aussi les changements annoncés au-delà de l’image. Le remake doit moderniser les commandes, avec notamment une caméra plus libre, un sprint et une nage revue. Pour suivre les autres évolutions de la console et de ses usages, cet article sur un accessoire pensé pour profiter de la Switch 2 offre un complément pratique, sans confondre confort de jeu et qualité graphique.
Avant la sortie du 5 novembre, que faut-il vérifier ?
Nintendo n’avait pas réagi aux interrogations au moment des informations rapportées. Le meilleur indicateur restera donc la version disponible à la sortie, attendue le jeudi 5 novembre 2026. Il faudra observer l’image en mouvement, pas seulement une capture isolée : les feuillages, les contours et les déplacements de caméra sont souvent plus révélateurs que les paysages immobiles.
Pour éviter de se laisser guider par les comparaisons extrêmes, je regarderais plusieurs aspects concrets :
- La stabilité de l’image pendant les déplacements rapides et les rotations de caméra.
- La finesse des détails, notamment dans l’herbe, les arbres et les textures éloignées.
- La fluidité dans les zones chargées et lors des combats.
- Le confort global sur le téléviseur comme en mode portable.
Le tarif annoncé est de 59,99 euros en téléchargement et de 69,99 euros en boîte sur le Nintendo Store. À ce prix, les joueurs sont en droit d’attendre une expérience soignée, mais cela ne signifie pas qu’une seule méthode d’agrandissement d’image garantit un meilleur résultat dans toutes les situations. Des vidéos de comparaison et des retours après lancement permettront de mieux situer le compromis choisi par Nintendo.
Pour les nostalgiques, le débat technique ne remplace pas l’envie de retrouver Hyrule. Pour les nouveaux joueurs, le point essentiel sera de savoir si la refonte rend l’aventure plus agréable sans effacer ce qui faisait son identité : la qualité réelle du remake de Zelda Ocarina of Time se jugera sur l’écran, manette en main.
Les questions fréquentes sur le remake de Zelda Ocarina of Time
Le remake utilisera-t-il forcément le FSR 1.0 ?
Le menu des licences mentionnerait le FSR 1.0, mais cette présence ne prouve pas qu’il sera utilisé en permanence ni ne précise tous les réglages graphiques du jeu.
Pourquoi l’absence de DLSS surprend-elle ?
La Switch 2 possède une puce Nvidia compatible avec le DLSS et plusieurs jeux tiers l’emploient. Une partie des joueurs s’attendait donc à retrouver cette technologie dans une exclusivité conçue pour la console.
Les scintillements des feuillages sont-ils confirmés ?
Des joueurs disent en avoir remarqué dans des bandes-annonces, mais ces vidéos ne suffisent pas à établir la qualité de la version finale. Il faudra examiner le jeu commercialisé dans des conditions comparables.
Quand sort le remake et à quel prix ?
La sortie est annoncée pour le 5 novembre 2026, au tarif de 59,99 euros en version numérique et 69,99 euros en boîte sur le Nintendo Store.